Le vol à destination d'Och s'ébranle en bout de piste. Peinant à quitter le sol, lentement, il fini par atteindre les nuages ! Une heure plus tard, nous quittons la vieille carlingue assemblée de milliers de rivets, pour nous engouffrer dans Och...
La route ponctuée de bandes d'asphalte et de terre, donne un premier aperçu des paysages gigantesques et variés qui nous attendent.
Le trek débute dans un cadre somptueux, aux formes titanesques et aux couleurs minérales multiples et flamboyantes, dont les lumières rappellent certains côtés de la célèbre vallée du Zanskar !
Entre les canyons ocre et les alpages aux verts fluorescents, les sommets glaciaires ne tardent pas à faire leur apparition.
L'accueil légendaire des populations semi nomades dépasse rapidement nos espérances. Chaque jour est ponctué par de nombreux arrêts sous la yourte où galettes savoureuses, fromages et yaourt nous sont offerts sans aucune retenue... Une succession d'immenses vallées, de grands cols encerclés, de sommets acérés noir, ocre ou glaciaire nous conduisent dans le cirque des lacs Kochkols. Là, une pause bien méritée pour deux nuits nous offre la possibilité de jouir pleinement de ce cadre somptueux et d'explorer le cirque et les sommets qui l'entourent pour des vues sans concurrence sur la chaine du Pamir. C'est dans un cadre de carte postale que nous rejoignons la vallée au cœur de gigantesques alpages, entre yaks et chevaux semi sauvages, pour rejoindre le Pamir et l'univers de la démesure !
Dès le premier camp, au pied des grands sommets, la lumière et les couleurs s'intensifient. Depuis les alpages, longeant des crêtes effilées, traversant des langues glaciaires et des torrents bouillonnants, ponctuant nos marches de nos quotidiennes pauses yaourt, le camp de base du Lénine se dévoile rapidement. Entouré d'une myriade de lacs turquoise, nous découvrons se site dans un festival de couleurs minérales et végétales. Une escapade au camp I offre un véritable aperçu du monde glacial et hostile qui attend le « pamiriste », souhaitant se frotter à ce monstre battu par les vents à plus de 7000 mètres…
Une brève escale au marché d'Och, respirant encore au rythme et aux odeurs de la Route de la Soie… et c'est déjà l'heure du retour.
Au fond du siège du B 737 qui nous ramène vers la France, persiste un sentiment de nostalgie ; celui d'avoir vécu une expérience intense, les yeux pétillant d'images denses, de partages humains uniques et de paysages aux ambiances et aux couleurs inouïes... Un monde de rêve que nous ne sommes pas près d'oublier.
mardi 9 février 2010
Inscription à :
Articles (Atom)