vendredi 23 mars 2012

Un voyage en Egypte

Voici une synthèse de ce qu'on peut faire pendant un voyage en Egypte.

Sabah el nour, « Matin de lumière », c'est ainsi que vous accueillent les Bédouins du Sinaï, le désert de l'Exode. On marche dans un lieu saint, au milieu des dunes blanches et des grès multicolores. Partageant la foi de centaines de pèlerins, le voyage en Egypte nous amene au sommet du jebel Mussa, où Moïse aurait reçu de Dieu les Tables de la Loi. Le lever du soleil au sommet de la montagne fait toucher « un des grands mythes de l'humanité ». En allant vers l'ouest, un ruban vert de 1 300 km du nord au sud barre la route vers le Sahara. Dépassant le Nil, on marche d'abord dans l'infiniment beau, au milieu d'étranges sculptures de craie, posées sur le sable ocre du désert Blanc. Puis il faut traverser la grande Mer de sable, ses longs cordons de dunes parallèles, affronter l'aridité extrême jusqu'à retrouver le miracle de l'eau dans l'oasis de Siwa et entendre parler la langue berbère, celle des peuples de l'Afrique saharienne. Vers le sud, où le Nil plonge ses racines en Éthiopie et en Ouganda, on rencontre Nubiens et Soudanais. Hommes à la peau noire, ils sont les équipages des bateaux qui naviguent sur le fleuve. Pas de doute, vous êtes bien en Afrique. Livré au vent du désert qui pousse les felouques, vous accostez à la découverte du premier État du monde. Devant ces frontons monumentaux, ces statues colossales, ces forêts de colonnes gigantesques, couvertes de fresques finement gravées, on est ébahi par ces hommes qui, 40 siècles avant notre ère, ont su ériger ces merveilles. À chaque  voyage en Egypte, le pays nous plonge dans notre histoire.

Le Nil est l'unique fleuve parvenant à traverser le Sahara. Ses berges, aménagées dès l'époque néolithique, forment un ruban vert de quelques kilomètres de large au milieu du désert, planté de cultures vivrières. Ici, se masse près de 80 % de la population du pays sur seulement 6 % du territoire. Ses rares zones sauvages abritent-elles encore les crocodiles du Nil ? Officiellement non, mais si l'on veut les observer, direction les rives du lac Nasser. Les montagnes du Sinaï, à environ 2 000 m d'altitude, offrent un climat et une fore de type méditerranéen et quelques oiseaux endémiques comme le rupicard de Tristram, magnifique corvidé noir et orange ou le petit roselin du Sinaï. L'ouest du pays et le désert Libyque sont parmi les endroits les plus arides de la planète. Sans doute une autre façon de réaliser un voyage égyptien.

Premier grand État unifié de l'histoire de l'humanité, l'Égypte recèle sur son sol tant de vestiges et de monuments qu'une vie d'amateur de vieilles pierres ne suffirait pas pour tout explorer. La civilisation des pharaons a disséminé ses édifices du Sinaï au désert Libyque sur des milliers de kilomètres. Le musée du Caire, dont le nouveau est en construction, ceux de Louxor et d'Assouan sont de superbes lieux à la muséographie moderne. Enfin, si l'Égypte antique et la vallée du Nil attirent la majorité des visiteurs, il ne faut pas oublier que, des Arabes aux Turcs et aux Coptes, de nombreuses civilisations ont laissé leur empreinte sur ce pays qui, de tout temps, y compris aujourd'hui, reste l'un des plus influents du monde arabe.

Le Patient anglais, le film aux 9 oscars, est inspiré de la vie de l'explorateur hongrois Laszlo de Almasy, qui cartographiait dans les années 1930 le désert Libyque et y découvrit de magnifiques sites de peintures rupestres. Ceflm est une adaptation du livre de Michael Ondaatje, auteur sri-lankais contemporain.
A bientôt pour un autre voyage en Egypte...

mercredi 7 mars 2012

Trek en Jordanie



Trek en Jordanie

La Jordanie et le voyage d'aventure, c'est une longue histoire, puisque le pays fut un des premiers à s'ouvrir à ce tourisme de marcheurs et de randonneurs et en particulier les treks en jordanie. Ce sont aussi des rencontres avec Matter à Wadi Rum et Attala à Pétra, tous deux Bédouins natifs de ces endroits, et qui ont pris en charge l'organisation de nos voyages. Mêlant camps fixes et bivouacs itinérants, notre complicité est l'assurance de voyages au plus près des habitants de cet attachant pays. Leurs équipes de guides, parfaitement francophones, font franchir avec enthousiasme le fossé entre le monde arabe et le nôtre.

Dans ce  trek en jordanie , on a essayé de vivre comme de vrais Bédouins. On a commencé par faire cuire du pain sur le feu. Ça, ce n'était pas trop dur. Où il est plus difficile d'être bédouin, c'est quand il faut garder les chèvres. Parce que les chèvres, elles sont gentilles, elles se font caresser, elles te lèchent avec leur langue toute râpeuse. Et ça chatouille ! Mais elles n'obéissent à rien. Elles grimpent partout, elles vont là où tu ne veux pas, elles mangent ton pique-nique. Le pire, c'est quand il faut les traire. Elles n'arrêtent pas de mettre des coups de pied dans le seau. Je ne sais pas si on aurait fait de bons Bédouins ! » Une journée avec une famille nomade de Pétra, la visite des recoins tranquilles de la cité mystérieuse (une des nouvelles Sept Merveilles du monde), puis direction Wadi Rum pour explorer le désert de Lawrence d'Arabie, à partir d'un camp fixe confortable. La semaine se termine au bord de la mer Rouge pour admirer les poissons tropicaux.

Voici les quelques incontournables d'un trekking en Jordanie :


La mer Morte : le point le plus bas de la planète (-417 m). Elle est tellement salée que l'on y flotte sans peine.

La route des Rois : les forteresses des croisés et le mont Nébo sont les témoins de la Jordanie biblique.

Pétra : un vaste massif montagneux embelli par l'homme, de superbes randonnées loin des foules pour découvrir l'envers de la cité nabatéenne, un site impressionnant, classé au patrimoine mondial.

Wadi Rum : de gigantesques paroies rocheuses, paradis de l'escalade. Lej'bel Um Amadami (1 854 m), canyons, dunes rouges et grandes arches de pierre. Quelques sommets faciles pour voir le désert d'en haut.