mercredi 20 juillet 2011

Trek en Namibie

Deux millions de Namibiens vivent sur un territoire plus grand que la France. Ici, les arbres sont aussi rares que les habitants. Pourtant, la variété des paysages est à couper le souffle. Dans ce pays, très minéral, vous passez brutalement des savanes ponctuées de chaos de granit aux montagnes arides du Kaokoland, puis, en quelques mètres à peine, aux dunes orangées du Namib, le plus vieux désert du monde. Tout cela souligné par le cours d'une rivière asséchée qui déroule un ruban vert d'acacias, mince frontière entre les deux univers.

Contrairement aux parcs d'Afrique de l'Est où l'on traque les animaux, en Namibie, on les attend près des rares points d'eau. Il est fréquent de voir s'y cotoyer proies et prédateurs, boire étant plus important que manger... Vous verrez des éléphants en plein désert. Les welwitschias, plantes fossiles, patientent depuis la nuit des temps dans l'attente de cette brume salvatrice qui, venue de la mer, leur apportera quelque fraîcheur. Étrange ambiance, que ce brouillard qui s'avance dans le désert du Namib Naukluft en remplissant les couloirs interdunaires. Alors, pour ne pas se refroidir, il faut, dès le matin, partir à l'assaut des dunes. Certaines dépassent 300 m de haut. On y attendra que le soleiI soit suffisament haut, que l'humidité ait rassasié les plantes et que l'astre du jour ait réchauffé le sable rouge.

Le parc d'Etosha est l'un des plus vastes d'Afrique. La mosaïque des points d'eau concentre les animaux et l'on voit parfois plus d'une dizaine d'espèces s'y côtoyer. Certaines sont extrêmement rares, comme le rhinocéros noir ou l'impala à face noire. Les éléphants du Kaokoland se sont adaptés à l'aridité du Namib en diversifiant leur régime alimentaire. Ils peuvent rester 3 à 4 jours sans boire. Ils forment un petit groupe d'une quarantaine d'individus seulement. Dans la région du Damaraland, Twyfelfontein est le plus beau site d'art rupestre d'Afrique en dehors du Sahara.

Les éléphants du Koakoland sont comme leurs cousins des savanes, mais ils se sont adaptés a l'aridité du Namih. Ils peuvent rester 3 à 4 jours sans boire. Ils ont diversifié leur régime et portent une attention particulière à la végétation. Ressource aussi rare que vitale. Ils forment un petit groupe de seulement une quarantaine d'individus.

Les dunes en cordon se forment dans les déserts où il y a deux directions principales du vent, en fonction des saisons. Elles peuvent avoir plusieurs centaines de kilomètres de long. Leur hauteur ne dépasse guère 30 ou 40m pour une largeur maximum de 500 m. Elles sont séparées par des cordons interdunaires plats, dans lesquels caravanes et véhicules se déplacent. Les dunes en étoile se développent vers le haut. Elles forment la catégorie des plus hautes dunes du monde, que l'on trouve dans le désert du Namib (320 m), en Algérie, dans le désert de Gobi. La couleur des dunes du Namib renseigne sur leur âge. En effet, plus leur couleur tend vers l'orange, voire le rouge, plus le fer présent dans le quartz des grains de sable est oxydé, signe de l'ancienneté de son dépôt.

Grâce à d'excellents véhicules tout-terrain, le déplacement d'une zone à une autre est rapide. Vos guides, véritables coureurs de Bushveld, vous entraînent dans une nature sauvage et peu aménagée. Les nuits se font en campement. Ici, pas de grosses équipes, vous êtes seul avec le guide et le chauffeur qui assument les tâches du quotidien. Aussi, votre participation est-elle appréciée.

Nous avons choisi de réaliser un trek en Namibie dans la région du Kaokoland, pays des Himbas. Il nous semble donc évident de respecter au mieux les habitudes et le mode de vie de ses habitants. Nous leur rendons visite à partir des camps privatifs installés non loin des villages. Les villageois peuvent venir nous voir, cela relève de leur choix... et nous allons à leur rencontre à pied.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire