vendredi 9 décembre 2011

Fin de l'année en voyage

La fin de l'année et celle qui pointe son nez, vous les voyez en blanc givré ou en bleu lagon ? Pour l'art de Voyager, c¹est comme vous le sentez. Bleu en tête, filez vers le soleil dans ces îles familières de la Caraïbe française ou encore vers La Réunion et Maurice, qu'il faut découvrir ou redécouvrir parce qu'elles sont les meilleurs anti-stress et que les alizés, le soleil, la nature et la température de l'eau, là-bas, sont uniques. Un avant-goût du nirvana. Oui, il faut redécouvrir les Antilles françaises ­ Martinique et Guadeloupe en tête ­ après les avoir boudées, déçus de l'accueil, frais parfois, que l'on nous réservait.

Cette désaffection métropolitaine leur a finalement été salutaire, mais n'a plus lieu d'être puisqu'elles ont réagi en renouant avec le sourire et la douceur de vivre. Elles ont développé, par la même occasion, une hôtellerie de charme, tout en réaffirmant sans acrimonie leur caractère créole et en polissant leur riche patrimoine humain et culturel. Désormais, on n'y va plus seulement pour lézarder à l'ombre des cocotiers mais aussi pour d'autres cartes postales : leurs plantations, leurs habitations, leur héritage colonial, leur somptueuse nature tropicale... Saint-Martin, elle, a toujours été atypique. Et accueillante comme pas deux.
Mi-française, mi-batave, elle n'est pas la plus belle, mais elle a ce petit quelque chose qui fait qu'on la quitte à regret et qu'on est toujours ravi d'y revenir. Un charisme canaille. On y voit toutes sortes de gens rigolos, autant de Noirs que de Blancs, de marinas cossues que de vieilles cases en bois, de restaurants huppés que de bouis-bouis sympathiques ­ où l'on commande un ti-punch accompagné d'acras et de crabe farci ­, d'hôtels et de maisons d'hôtes de charme que de grands resorts... Quant à Saint-Barth', elle est encore différente. Jolies plages, petites maisons rutilantes, hôtels de rêve à la pelle, cuisine gastronomique, jardins fleuris, très peu de Noirs, pas mal d'Américains, et un rythme de vie très jet set.

Autres escales magiques pour « métros » surmenés : l'hôtel Saint-Alexis à La Réunion, un quatre étoiles, agrandi, entièrement redécoré il y a tout juste un an, rendez-vous chic et décontracté d'une clientèle européenne à 75% et de la belle société réunionnaise. Point de départ idéal pour crapahuter à proximité du Piton de la Fournaise, l'impétueux volcan de l'île, ou pour aller humer les effluves de vétiver, d'ylang-ylang et d'épices de sa splendide végétation. à l'île Maurice, c¹est un autre plaisir qui vous attend : un nouvel hôtel, quatre étoiles luxe lui aussi, situé à la pointe sud de l'île. Un coin encore sauvage ­ sans doute plus pour longtemps ­, dont il faut profiter. d'autant que l'héritage, l'hôtel en question, est une totale réussite dans son genre : architecture et déco africaines fort jolies, avec plans d'eau et piscines à débordement à fleur de lagon... Et où, surprise, il reste encore quelques disponibilités pour les fêtes de fin d'année.

Le bleu vous laisse de glace, gloutonnez-vous de blanc. Ce grand blanc qui recouvre Avoriaz, cette station sans voitures ni pollution qui, après une courte période de désamour, a tout mis en oeuvre pour reconquérir les skieurs et les amateurs d'air pur. Classée par le Centre des Monuments historiques comme l'une des cent réalisations architecturales qui auront marqué le XXe siècle, elle est en prise directe sur 650 kilomètres de pistes, qui relient quatorze autres stations françaises ou étrangères, entre Léman et Mont Blanc.

mercredi 20 juillet 2011

Trek en Namibie

Deux millions de Namibiens vivent sur un territoire plus grand que la France. Ici, les arbres sont aussi rares que les habitants. Pourtant, la variété des paysages est à couper le souffle. Dans ce pays, très minéral, vous passez brutalement des savanes ponctuées de chaos de granit aux montagnes arides du Kaokoland, puis, en quelques mètres à peine, aux dunes orangées du Namib, le plus vieux désert du monde. Tout cela souligné par le cours d'une rivière asséchée qui déroule un ruban vert d'acacias, mince frontière entre les deux univers.

Contrairement aux parcs d'Afrique de l'Est où l'on traque les animaux, en Namibie, on les attend près des rares points d'eau. Il est fréquent de voir s'y cotoyer proies et prédateurs, boire étant plus important que manger... Vous verrez des éléphants en plein désert. Les welwitschias, plantes fossiles, patientent depuis la nuit des temps dans l'attente de cette brume salvatrice qui, venue de la mer, leur apportera quelque fraîcheur. Étrange ambiance, que ce brouillard qui s'avance dans le désert du Namib Naukluft en remplissant les couloirs interdunaires. Alors, pour ne pas se refroidir, il faut, dès le matin, partir à l'assaut des dunes. Certaines dépassent 300 m de haut. On y attendra que le soleiI soit suffisament haut, que l'humidité ait rassasié les plantes et que l'astre du jour ait réchauffé le sable rouge.

Le parc d'Etosha est l'un des plus vastes d'Afrique. La mosaïque des points d'eau concentre les animaux et l'on voit parfois plus d'une dizaine d'espèces s'y côtoyer. Certaines sont extrêmement rares, comme le rhinocéros noir ou l'impala à face noire. Les éléphants du Kaokoland se sont adaptés à l'aridité du Namib en diversifiant leur régime alimentaire. Ils peuvent rester 3 à 4 jours sans boire. Ils forment un petit groupe d'une quarantaine d'individus seulement. Dans la région du Damaraland, Twyfelfontein est le plus beau site d'art rupestre d'Afrique en dehors du Sahara.

Les éléphants du Koakoland sont comme leurs cousins des savanes, mais ils se sont adaptés a l'aridité du Namih. Ils peuvent rester 3 à 4 jours sans boire. Ils ont diversifié leur régime et portent une attention particulière à la végétation. Ressource aussi rare que vitale. Ils forment un petit groupe de seulement une quarantaine d'individus.

Les dunes en cordon se forment dans les déserts où il y a deux directions principales du vent, en fonction des saisons. Elles peuvent avoir plusieurs centaines de kilomètres de long. Leur hauteur ne dépasse guère 30 ou 40m pour une largeur maximum de 500 m. Elles sont séparées par des cordons interdunaires plats, dans lesquels caravanes et véhicules se déplacent. Les dunes en étoile se développent vers le haut. Elles forment la catégorie des plus hautes dunes du monde, que l'on trouve dans le désert du Namib (320 m), en Algérie, dans le désert de Gobi. La couleur des dunes du Namib renseigne sur leur âge. En effet, plus leur couleur tend vers l'orange, voire le rouge, plus le fer présent dans le quartz des grains de sable est oxydé, signe de l'ancienneté de son dépôt.

Grâce à d'excellents véhicules tout-terrain, le déplacement d'une zone à une autre est rapide. Vos guides, véritables coureurs de Bushveld, vous entraînent dans une nature sauvage et peu aménagée. Les nuits se font en campement. Ici, pas de grosses équipes, vous êtes seul avec le guide et le chauffeur qui assument les tâches du quotidien. Aussi, votre participation est-elle appréciée.

Nous avons choisi de réaliser un trek en Namibie dans la région du Kaokoland, pays des Himbas. Il nous semble donc évident de respecter au mieux les habitudes et le mode de vie de ses habitants. Nous leur rendons visite à partir des camps privatifs installés non loin des villages. Les villageois peuvent venir nous voir, cela relève de leur choix... et nous allons à leur rencontre à pied.

mercredi 11 mai 2011

La Mauritanie

La Mauritanie est un pays de transition entre l'Afrique saharienne et l'Afrique noire. On y rencontre donc beaucoup d'ethnies : Souninkés, Peuls, Maures, Berbères... Si l'islam est le ciment de la société mauritanienne, la diversité culturelle entraîne une grande tolérance entre les pratiques et les croyances de chacun. Il n'est pas rare, lors d'une randonnée dans le désert, que les équipes locales reflètent cette diversité : les chameliers sont maures, les cuisinières peules, les guides, d'une autre ethnie. Cette diversité enrichit les contacts. La patience et le professionnalisme des chameliers maures en font les meilleurs professeurs du désert qui soient. Le premier thé du matin vite avalé, emboîtez leurs pas. Penchés en avant, d'une démarche rapide, ils suivent la trace des animaux. Où ont-ils divagué cette nuit ? Aux premiers rayons du soleil, de retour au camp, il faut faire baraquer les dromadaires, puis avec un savant apparei I de nœuds et de bouts de ficelle, assembler les bagages et le matériel en charges équilibrées. Dans cette équipe complice, tentez de vous intégrer, la grande sagesse collective qui s'en dégage fait que l'on se sent grandi au retour d'un voyage en sa compagnie.